Club IRD compte rendu de la COP 23

             

Bonjour à tous. La semaine passée nous avons eu l'occasion d’être en compagnie de M. Ibrahima Zerbo, ingénieur socio-économique et agriculture durable qui a participé à la COP23 à Bonn. Il nous a expliqué tout ce qu'il faut savoir sur le déroulement des COP. Son intervention nous a éclairés sur les questions suivantes :
1. Quelles sont les compétences techniques et pratiques nécessaires à la compréhension de la COP ?
Comme la COP est assez longue (10 jours), il faut donc faire preuve d'endurance. En plus de cela, il faut être logique, patient, calme et fair-play nous a-t-il dit, pendant les multiples négociations entre délégations. Il est aussi requis de savoir coopérer, parler anglais, et reporter les idées que les participants ont partagées.
 

2. Quelles sont les préparations techniques et scientifiques ?
En vue d’atteindre nos objectifs fixés, les différents acteurs  doivent suivre une préparation technique et scientifique longue de huit mois. Tout d’abord, chaque délégation doit s’organiser à appartenir à un ou plusieurs groupes de négociation. Cela demande  une assiduité constante et une consistance dans leur responsabilité. Sachant que la plupart des documents sont en anglais, il faut une bonne maîtrise de la langue.  Chaque point de l’ordre du jour est pris en charge par une équipe coiffé d’un coordonnateur. Monsieur Ibrahima Zerbo a insisté sur le fait que l’engagement collectif est tout aussi important que l’engagement individuel : la notion de partage est nécessaire pour la transmission du savoir aux délégations.

 

3. Que s’est-il passé à la COP 23 ?
Les objectifs de la COP 23 sont multiples et variés. Ils consistent à élaborer les règles d’applications de l’accord de Paris/cop21, proposer une meilleure participation de chacun à la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Toutes ces négociations se déroulent durant des rencontres formelles (tables rondes officielles, les side events) et des rencontres informelles. Le Burkina Faso pays membre des PMA (pays les moins avancés) défendait l’entrée en vigueur de la CCNUCC en 1994 et dès COP1 en 1995, négocie aux côté de l’AGN, PMAs et du G77+Chine et s’aligne sur la position de ces groupes. Les besoins des pays pauvres étant important et leurs positions délicates ils doivent bénéficier d’aides financières afin de faciliter leur adaptation à ces accords. Ces réunions suscitent plusieurs débats au sein des représentants de tel sorte que certains sujet ne sont pas aborder.